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Burn-out ou maltraitance institutionnelle : savoir faire la différence pour mieux se reconstruire

Parce qu’un bon diagnostic, c’est déjà une part de la guérison


De nombreuses personnes consultent en pensant être en burn-out. Elles se sentent épuisées, à bout, vidées de toute énergie… Mais quand on creuse ensemble en séance, il arrive souvent que le problème ne vienne pas d’un « trop donné », mais d’un environnement de travail devenu toxique, humiliant ou maltraitant. Et ça change tout. Parce que le burn-out et la maltraitance institutionnelle ne relèvent ni du même mécanisme, ni du même accompagnement thérapeutique.


Le burn-out : un effondrement intérieur


Le burn-out (ou syndrome d’épuisement professionnel) est avant tout un épuisement interne, un effondrement psychique et physique provoqué par un surinvestissement émotionnel et personnel dans le travail.

On retrouve souvent des profils engagés, consciencieux, impliqués, qui portent trop, donnent trop, s’oublient au profit de leur mission, de leurs patients, clients ou collègues. Progressivement, le corps et le mental s’épuisent, jusqu’à dire stop.

En résumé :

  • Le danger vient de l’intérieur : on se vide à force de trop donner.

  • Les émotions dominantes : épuisement, culpabilité, sentiment d’échec.

  • Le travail thérapeutique vise à réapprendre à poser des limites, à se préserver, à s’écouter.


La maltraitance institutionnelle : quand l’environnement devient destructeur


La maltraitance institutionnelle, elle, ne naît pas d’un excès d’investissement personnel, mais d’un système de travail maltraitant : pressions abusives, humiliations, isolement, surcharge, absence de reconnaissance, voire harcèlement moral.

Ici, ce n’est pas le « trop donner » qui épuise, mais le contexte qui écrase. C’est un traumatisme psychologique causé par un environnement nocif, parfois institutionnalisé, où la dignité et la sécurité psychique ne sont plus respectées.

En résumé :

  • Le danger vient de l’extérieur : l’environnement devient maltraitant.

  • Les émotions dominantes : colère, honte, peur, sentiment d’injustice.

  • Le travail thérapeutique vise à réparer la blessure, restaurer la confiance et sortir de la culpabilité.


Pourquoi il est indispensable de faire la différence


Ne pas distinguer les deux peut aggraver la souffrance.

Si vous pensez être en burn-out alors qu’il s’agit de maltraitance institutionnelle, vous risquez de culpabiliser inutilement, de croire que vous « n’avez pas su gérer », alors que le problème ne venait pas de vous.

À l’inverse, si vous êtes réellement en burn-out, il est essentiel de reconnaître votre surengagement, de comprendre ce qui, en vous, vous pousse à tant donner pour éviter de reproduire le même schéma ailleurs.

Faire la différence, c’est déjà faire un premier pas.


En thérapie : deux chemins, deux reconstructions


Dans le burn-out :

Le travail thérapeutique porte sur le rapport à soi, la culpabilité, la difficulté à poser des limites. On apprend à se reconnecter à ses besoins, à s’autoriser à ralentir, à ne plus confondre valeur personnelle et performance.

Dans la maltraitance institutionnelle :

L’enjeu est de réparer la blessure d’humiliation, de retrouver la confiance en soi et en l’autre, et de déconstruire la peur d’être à nouveau exposé à un environnement nocif. C’est un travail plus traumatique, souvent long, mais profondément libérateur.


Se reconstruire, autrement


Que vous soyez en burn-out ou victime de maltraitance institutionnelle, votre souffrance est légitime. Mais le chemin de reconstruction ne sera pas le même, car les racines de la douleur sont différentes.

Prendre le temps d’en parler, d’être accompagné, de comprendre ce qui s’est joué, c’est déjà reprendre du pouvoir sur votre histoire.

 
 
 

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