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La souffrance silencieuse des proches face à l’alcoolisme

L’alcoolisme ne touche pas seulement la personne dépendante. Autour d’elle gravitent des conjoints, des enfants, des parents, des frères et sœurs… qui vivent au quotidien les conséquences de cette maladie. Pourtant, leur souffrance reste bien souvent invisible, reléguée au second plan, tant la maladie occupe une grande place.

 

Cet article a pour but de mettre en lumière la douleur des proches d’une personne alcoolodépendante, un tabou encore trop présent, et d’expliquer pourquoi il est essentiel que vous aussi, en tant que proche, puissiez trouver un espace d’écoute et de soutien.

 

La souffrance des proches : une douleur cachée

 

Quand on parle d’alcoolisme, on pense souvent : perte de contrôle, santé en danger, nécessité d’arrêter de boire. Mais on oublie que derrière chaque malade, il y a une famille, un couple, des enfants qui, eux aussi, subissent les conséquences de cette dépendance.

 

Les conjoints se retrouvent souvent à porter le quotidien, à cacher la réalité aux autres, à jongler entre inquiétude, colère et culpabilité.

 

Les enfants grandissent parfois dans un climat instable, où l’imprévisible devient la norme, et où ils se sentent responsables malgré eux.

 

Les parents se sentent impuissants face à un enfant qu’ils voient s’autodétruire, malgré tous leurs efforts.

 

Ce mal-être reste souvent invisible, car la priorité semble naturellement se porter sur la personne qui consomme. Pourtant, l’alcoolisme bouleverse profondément tout l’entourage.

 

Pourquoi les proches souffrent-ils en silence ?

 

Plusieurs raisons expliquent ce silence, ce non-dit qui enferme :

 

·        Le tabou : parler de l’alcoolisme d’un proche reste difficile, par honte, peur du jugement ou du rejet social.

·        La maladie prend toute la place : l’attention se concentre sur celui qui boit, ses rechutes, ses soins, ses démarches. Les proches s’effacent.

·        La culpabilité et l’isolement : on se demande sans cesse si on en fait trop ou pas assez, si on aurait pu empêcher les choses.

·        La complexité de l’alcoolisme : il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’une maladie chronique aux multiples répercussions (santé, finances, travail, relations). Les proches en subissent les contrecoups.

 

Résultat : beaucoup s’épuisent, se taisent, et finissent par croire que leur souffrance est « normale » ou secondaire.

 

Pourquoi il est essentiel que les proches aient, eux aussi, un espace d’écoute ?

 

Les structures spécialisées existent pour accompagner les personnes dépendantes : cures, hôpitaux, associations… Mais pour les proches ? Les lieux sont rares, et leur souffrance trop souvent minimisée.

 

Or, être le pilier d’un proche dépendant, sans soutien extérieur épuise.

Se taire ou « tenir bon » n’est pas une solution à long terme.

 

Avoir un espace de parole neutre, bienveillant et confidentiel permet :

 

·        de mettre des mots sur ce que vous traversez,

·        de rompre l’isolement et la culpabilité,

·        de retrouver de l’énergie et de la clarté dans vos choix et vos limites,

·        d’apprendre à vous protéger sans culpabiliser.

 

Mon accompagnement : vous offrir cet espace qui manque

 

En tant que psychopraticienne, j’accueille régulièrement des personnes qui vivent aux côtés d’un proche alcoolodépendant. Mon rôle n’est pas de juger, ni de dire quoi faire, mais de vous offrir un cadre sécurisant où vous pouvez enfin parler de ce que vous vivez, sans crainte et sans honte.

 

Prendre soin de vous, ce n’est pas abandonner l’autre. C’est au contraire la condition pour ne pas vous perdre dans la maladie de votre proche.

 

Vous n’avez pas à traverser cela seul(e)

 

Si vous vivez auprès d’un conjoint, d’un parent ou d’un enfant alcoolodépendant, sachez que votre souffrance est légitime et qu’il existe un espace pour vous.

 

Je vous accueille à mon cabinet de Vitré, ou en consultation à distance, pour vous aider à retrouver un équilibre et une respiration dans cette épreuve. Parce que parler, c’est déjà alléger le poids du silence.

 
 
 

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